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Monde virtuel

 

 
Les nouvelles technologies, si attrayantes soient-elles, ont leurs limites. La principale est de couper la communication avec l'extérieur. Cette communication est essentielle à l'adolescent pour se structurer et s'épanouir.
Les jeux en ligne plongent l'adolescent dans un monde virtuel. Un monde souvent violent. ls provoquent des dépendances qui peuvent devenir dangereuses pour sa santé physique et mentale.
C'est au parent de fixer des limites à l'usage de ces nouvelles technologies. Mettre un cadre à l'utilisation des jeux en ligne, du téléphone portable, des jeux sur console, c'est respecter son enfant. Ne pas contrôler est irresponsable. Contrôler n'est pas synonyme d'absence de confiance. Au contraire, c'est une opportunité de communication et d'échange sur la philosophie de la vie.
Personnellement, je n'autorise pas mes enfants à jouer à des jeux de guerre. Certains me diront qu'ils peuvent le faire chez les copains. Ils le font certainement. Ce n'est pas important. L'essentiel est de développer des valeurs familiales. Elles permettent à l'adolescent de se sentir en sécurité.
Tous les acteurs de l'éducation doivent être vigilants. C'est grâce à la co-éducation que l'on peut éviter certains accidents. Le devoir d'un professionnel est d'alerter les parents s'il observe une modification de l'attitude d'un enfant ou d'un adolescent. Inversement, un parent doit poser des questions au professionnel s'il a des doutes sur le changement de comportement de son garçon ou de sa fille.

 

La fessée

 

 
La France célèbre le vendredi 20 novembre 1989 le XXème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. Pourtant, les disciples du Marquis de Sade n'ont pas trop de soucis à se faire. Beaucoup d'adultes croient encore en la vertu éducative de la fessée : une tape sur les fesses n'a jamais fait de mal à personne. Il paraît qu'un châtiment corporel n'est pas pire que de la violence psychologique.
L'objectif n'est pas le moins pire. Il faut combattre toute forme de violence contre les enfants. Si la proposition de loi contre la fessée pour les enfants n'est pas retenue, je propose de voter une loi proposant l'instauration de la fessée pour les adultes. Le patron qui ne remplit pas ses objectifs, une fessée. Le salarié qui ne travaille pas suffisamment, une fessée. Un membre du gouvernement qui dérape, une fessée. Je propose que M. Xavier Bertrand montre l'exemple : Ce monsieur trouve une loi sur ce sujet sans intérêt.
Un peu de sérieux ! Il est temps d'évoluer. Aucune violence physique ou psychologique n'a de vertu éducative. On ne construit pas un enfant en lui infligeant des sévices.
C'est avant tout par l'exemple que l'on éduque l'enfant.

 

Les devoirs à la maison (1)

 

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Dans le primaire, les devoirs à la maison (et toute formes de travail écrits) sont strictement interdits. L’attention portée par le législateur au problème des devoirs à la maison est ancienne. Dès novembre 1912, l’inspecteur d’académie de la Haute-Marne (M. Blanguernon), à travers une circulaire, a décidé de « supprimer absolument les devoirs écrits dans la famille ». Il évoquait trois raisons : « l’intérêt des élèves qui sont exposés à un surmenage », « l’intérêt des études : les enfants ne peuvent que travailler mal dans des conditions défectueuses… » et « l’intérêt des maîtres : vous avez mieux à faire que mettre du rouge sur des cahiers… ».

Adulés par certains, attaqués par d'autres, les devoirs à la maison sont une source d'angoisses pour les pères et les mères.

Quel parent ne s'est-il pas arraché les cheveux en aidant son enfant à apprendre les tables de multiplication ? Comment est-il possible que son propre enfant ne puisse pas retenir combien font 6 fois 7 ? Le parent vit à travers ces blocages son propre échec. Très vite, la peur de voir son enfant ne pas réussir sa scolarité rejaillit. Tous les parents traversent cette épreuve.

Avec les notes, les devoirs à la maison sont responsables, pour une part significative, de l'échec scolaire.

L'enfant n'est pas qu'un élève. L'élève n'est pas seulement une note. Porter un regard positif et bienveillant sur cet être en construction est une des conditions de sa réussite.

 

Vivre au présent

 

 
Qu'il est difficile de vivre l'instant présent ! Nous avons à peine le temps de profiter de notre achat, on nous propose une nouveauté encore plus attrayante.
L'enfant n'est pas encore né, il faut lui trouver un mode de garde. La grande section de maternelle, c'est la prépa CP. L'élève rentre au CM2, il faut le préparer pour le collège. Il fait du sport pour se détendre. Paf ! Là aussi, on lui colle des objectifs pour la fin d'année. Lors d'une rencontre « speed-dating » au collège, un enseignant m'a confié qu'il préparait ma fille au lycée. Elle rentrait en sixième !
La grande section de maternelle, c'est la grande section de maternelle, la sixième, c'est la sixième, le match d'aujourd'hui, c'est le match d'aujourd'hui. Laissons l'enfant tranquille avec nos propres projections.
Pour une fois, prenons modèle sur lui. L'enfant, lui, sait jouir du moment présent.

 

Chacun a sa place

 

 
Le parent et le professionnel associent trop souvent l'enfant à leur problématique de la vie quotidienne.
Le parent évoque ses soucis professionnels, ses problèmes d'argent. Les conflits de couples se règlent en présence de l'enfant. Certains parents n'hésitent pas à demander à l'enfant de prendre partie. L'enseignant parle volontiers de sa vie privée. Il raconte sa propre scolarité ou  celle de ses enfants. Il explique pourquoi il n'est pas venu en cours…..
Cette intrusion dans la vie et dans l'intimité des adultes qui l'entourent est déstabilisante pour l'enfant. Ce dernier démarre sa vie chargée de problèmes et de questionnements  qui ne le concernent pas.
Nous sommes dans l'ère de la relation copain/copain. L'adulte cherche à se faire aimer de l'enfant. Il est dans un rapport de séduction. Ce type de relation est insécurisant pour le jeune. L'enfant a besoin d'un cadre pour se sentir en sécurité.
Le parent et le professionnel sont des modèles. Il est essentiel que chacun reste à sa place : l'enfant et l'adolescent avec leurs préoccupations de leur âge, l'adulte avec celles qui les concernent.

 

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